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Ce que tu ne veux pas nécessairement entendre, mais que quelqu’un doit te dire!

Tout ce que j’ai appris, classé et mis en pratique sur les comportements humains dans ma vie.

J’ai toujours haït les blogues. Dans quelques recoins sombres de mon cerveau rebelle, je me faisais croire qu’ils étaient inutiles, qu’ils étaient de véritables pertes de temps et qu’ils étaient un refuge pour les pseudos-écrivains qui n’arrivaient pas à se faire publier…

Mais j’avais tort.

Cette haine injustifiée que j’ai nourrie pendant de longues années ne faisait que m’empêcher de créer mon propre blogue et contribuait à dissimuler ma peur que personne ne veule le lire, ce qui justifiait amplement mon inaction et ma critique négative de tous les blogues de ceux qui osaient le faire!

Puis un beau jour, je suis tombé sur le livre «Confessions d’un bloggeur» de Olivier Lambert qui a habilement détruit au gros calibre page après page toutes mes fausses perceptions des blogues jusqu’à me donner le gout d’en créer un, ce qui n’était pas une mince tâche, croyez-moi!

Cette lecture bénéfique m’a donc confirmé la véracité profonde du proverbe populaire: il y a seulement les fous qui ne changent pas d’idées, et les peureux...

Alors n’étant plus ni l’un ni l’autre, j’ai pu libérer mes talents d’écrivain et me voici en train de débuter mon nouveau blogue en t’expliquant un peu mon background, ce qui te donneras un aperçu des motivations qui me pousse à te faire connaitre ce que j’ai appris, classé et mis en pratique sur les comportements humains.

J’ai vécu les neuf premières années de ma vie dans une petite ville minière de la Côte-Nord du Québec nommé Gagnon. Ne t’étonne pas si tu ne la trouves pas dans ton GPS, car elle est devenue une ville fantôme qui a complètement été rasée après que le gisement de minerai de fer qu’elle exploitait n’est plus parvenu à être rentable.

C’est là que mon père a été transféré dans une autre petite ville minière nouvellement construite un peu plus haut sur la Côte-Nord nommé Fermont. Le plus gros avantage que cette dernière est qu’elle figure encore dans ton GPS, bien que ça fasse belle lurette que je n’y ai pas mis les pieds!

Ce qui était vraiment particulier avec cette ville était qu’au tout début, toutes les maisons qui sillonnaient ses rues étaient pareilles. Sans blague. Toutes les maisons étaient exactement de la même grandeur et elles avaient toutes le même fini de bois de grange. Lorsque tu venais d’y arriver et que c’était l’hiver, ça ne te donnait pas beaucoup de points de repère, m’as te dire!

La première fois que j’ai été à l’école et que la journée de classe fut terminée, je n’avais aucune idée où j’habitais… Il avait fallu qu’un autre étudiant vienne me reconduire pour que je ne meurs pas de faim, perdu dans la froideur des bancs de neige qui envahissait la ville…

Même si ce premier retour de l’école est devenu un fait cocasse dans ma vie, il n’en demeure pas moins que la conformité extrême de cette ville a eu de fortes répercussions limitatives sur mon cerveau. En effet, Fermont était une ville fermée avec des personnes fermées. La seule manière d’y accéder était par avion et la messe du samedi soir a été ce qu’il y a eu de plus spirituelle dans ma vie durant les dix années que j’y ai passé.

Tout cela pour te dire que mes croyances à l’époque étaient incroyablement bornées car je vivais dans un monde de constant contrôle. Je me considérais comme un objet, je ne prenais pas la responsabilité de mes gestes et de mes paroles, j’étais délinquant, je ne croyais pas en une puissance supérieure, les signes de la vie n’avaient aucune signification pour moi, je ne faisais aucun lien entre les évènements qui m’arrivaient et j’étais complètement terrorisé à la pensée de devenir un adulte…

Vois-tu, peut-être que je ne t’apprendrai rien en te confiant la première vérité que j’ai apprise à l’âge de 29 ans, mais nous avons tous deux manières de prendre la vie.

Soit que nous croyons que la vie a un sens, que les évènements qui s’y déroulent ont une signification qui nous aide à mieux nous comprendre et que ce sont nos pensées qui les créent, ou soit que nous croyons que la vie est une suite incohérente de coïncidences et de hasard où il n’y a rien à comprendre.


À mon grand désarroi, j’avais choisi la deuxième alternative.

Donc si je tombais malade la journée précédent un exposé oral, c’était parce que j’avais dû manger quelque chose d’avarié et non parce que je ne conscientisais pas le stress que cet exposé produisait en moi.

Si je punissais sans cesse mes proches, c’était parce qu’ils le méritaient et non parce que j’étais enragé de m’être fait abandonner à la naissance.

Si je me blessais en fin de saison alors que les dépisteurs allaient être présents dans les estrades lors des éliminatoires, c’était parce que mes patins avaient été mal aiguisés et non parce que je ne conscientisais pas ma peur de ne pas être repêché.

Et si je ne faisais pas de blogue, c’était parce que les blogues étaient inutiles et non parce que j’avais peur que personne ne le lise.

Je ne sais pas si tu te rends compte à quel point une personne qui pense de cette manière peut être insécure. Rien n’a de sens et tout arrive sans aucune raison. Je vivais dans un monde de chaos mental constant, un monde qui distribuait la souffrance et le malheur au hasard sans que personne ne les mérite.

J’étais un peu comme les habitants du célèbre village gaulois d’Uderzo et de Goscinny qui craignaient constamment que le ciel leur tombe sur la tête. C’était comme si Dieu lançait les dés à chaque nouvelle journée pour savoir ce que j’allais subir dans les prochaines 24 heures. Je croyais fermement que je n’avais aucun pouvoir sur ma vie, ce qui faisait que je la laissais constamment entre les mains des autres.

Puis j’ai rencontré Lucie à 29 ans. Elle était le contraire de moi. Avec les années, elle est devenue ma conjointe et ma partenaire d’affaires mais au tout début, elle était beaucoup plus l’ange de compréhension et de conscience que le ciel m’avait envoyé pour m’ouvrir les yeux sur les réalités du monde et me permettre de sortir de mon marasme que mes peurs non conscientisées m’avaient créé.

Sa douce sagesse intuitive contribua tellement à libérer mon esprit prisonnier de ces peurs que j’ai quasiment eu le regret de ne pas l’avoir rencontré plus tôt. Mais même si son apparition dans ma vie l’a embelli et l’a fait grandir au delà des mots, ce n’était pas du tout un hasard si notre rencontre avait attendu jusque là.

En effet, de 20 à 29 ans, nous avons une forte tendance à nous considérer comme les rois de la colline (king of the hill en anglais). Nous débordons d’énergie, de testostérone ou d’œstrogène, ce qui fait que rien n’est à notre épreuve. Nous pouvons nous passer de sommeil, nous nous foutons pas mal de l’autorité, nous faisons des gaffes à répétition que nous rattrapons allègrement, le monde nous appartient et nous avons toute la vie devant nous pour le dominer et le façonner à notre bon vouloir.

Puis à l’orée de nos 30 ans, soudainement nous nous rendons compte que nous ne sommes pas si hot que ça. Entre 30 et 39 ans, les bêtises de notre jeunesse nous rattrapent, nous avons moins d’énergie, nous avons plus de responsabilités, nous devons gagner notre vie, payer notre loyer, mettre de l’argent de côté pour les études de nos enfants et nous ne sommes plus les seuls à écoper des effets négatifs de nos mauvaises décisions. C’est donc une période où nous devenons mentalement plus ouverts à reconnaitre que nous ne savons pas tout.

Puis nos 40 ans arrivent en trombe et notre égo reprend du service. De 40 à 49 ans, nous sommes rendus avec un poste plus important dans la société, nous avons plus d’argent, nous avons une belle voiture, nous ressentons un regain d’énergie qui nous pousse à vouloir vivre de nouvelles choses souvent au détriment des anciennes et parallèlement, notre esprit redevient plus fermé. Nous célébrons notre magnificence dans notre royaume éphémère en perdant le peu d’humilité que nous avions acquis par le passé.

Après cela, lorsque nos 50 ans viennent sonner les prémisses du long hiver de notre vie, les choses demeurent comme nous les avons toujours vécu.

Si durant les 50 premières années de notre vie, nous avons beaucoup travaillé sur nous-mêmes et que nous nous sommes appliqués à nous dépasser et à partager, nous continuerons à le faire naturellement par la suite.

Au contraire, si ces 50 premières années ont contribués à laisser notre égoïsme et nos réflexes régnés en roi et maitre sur nos pensées, nous continuerons à dévaler la colline jusqu’à notre mort, principalement par manque d'énergie et par force d’habitude.

Alors maintenant, tu sais pourquoi j’ai rencontré Lucie à 29 ans. Même si l’avènement de cet âge bénéfique a contribué à ce que je sois plus enclin à ouvrir mon esprit, il a tout de même fallu que Lucie utilise un pied-de-biche mental pour forcer la lumière à pénétrer dans mon esprit pour y exorciser les pensées égoïstes qui y avaient pris refuge au cours de mon enfance, forgées au fil des épreuves que j’y avais vécu.

Ce qui me sauvait était que je ne refermais plus ces brèches à mesure qu’elles éclairaient mon esprit. Je laissais les nouvelles connaissances que j’acquérais former un tout plus grand que moi, tellement j’étais heureux de découvrir que ma vie était enfin un endroit où la logique et la compréhension régnaient.

Mais toutes ces connaissances n’étaient pas suffisantes pour me convaincre de créer un blogue. La raison en était simple: j’avais trop peur d’attirer des personnes qui avaient la même fermeture d’esprit que moi pour me faire comprendre à quel point il était désagréable pour mes proches de la subir.

Toutes les personnes qui croisent notre chemin ne sont que des instruments pour nous aider à nous dépasser.


J’étais conscient qu’en créant un blogue avant que je sois prêt, je me mettais en position d’attirer des personnes qui me feraient comprendre à quel point j’ai été obstiné de faire sentir méprisable tout ceux qui tentaient de me montrer autre chose que ce que j’avais connu dans ma petite ville natale.

C’est pour cela que le titre qui m’a semblé le plus approprié pour décrire ce que j’allais y communiquer a été «Ce que tu ne veux pas nécessairement entendre, mais que quelqu’un doit te dire» comme si j’avertissais subtilement mes lecteurs que les sujets que j’allais y traité demandaient une certaine ouverture d’esprit pour pouvoir en savourer toute la grandeur et la profondeur!

Parce que je sais à quel point mes mots peuvent déranger les personnes, qui comme moi avant mes 29 ans, ont choisis de croire que la vie est une suite incohérente de coïncidences et de hasard où il n’y a rien à comprendre et qui sabotent à grands coups de «ça ne se peut pas», «c’est n’importe quoi» et de «c’est impossible» tout ce que j’ai appris de beau et de grand avec Lucie.

Ce qui me conduit à te parler du deuxième volet de ce premier article.

J’ai toujours haït les médias sociaux. Dans quelques recoins sombres de mon cerveau rebelle, je me faisais croire qu’ils étaient inutiles, qu’ils étaient de véritables pertes de temps et qu’ils étaient un refuge pour les personnes qui ne savaient pas trop quoi faire de leur temps.

Mais j’avais tort.

Même si je dois avouer que les médias sociaux peuvent parfois servir à alimenter les conflits, comme lorsque ton cousin n’est pas content d’avoir appris sur Facebook que t’avais un nouveau char au lieu de l’avoir appelé directement, ou lorsqu’un de tes amis te flushe pour te faire chier ou que tes commentaires ont été effacés par la blonde de ton frère parce qu’elle n’aime pas ton humour, il n’en reste pas moins que les médias sociaux sont devenus un nouveau mode de vie incontournable.

Les réseaux sociaux touchent tellement de monde en un temps record. Ils répandent la connaissance comme une véritable trainée de poudre. Sans ceux qui partagent les «posts», les articles de blogue et les réponses sur les forums, l’Internet ne serait rien de plus qu’un énorme traitement de texte ou qu’un gros album de photos digitales.

Cette perception totalement erronée que j’avais des médias sociaux m’a même conduit à croire que les personnes qui écrivaient les connaissances étaient beaucoup plus importantes que celles qui les partageaient. Mais encore là, j’avais tort.

Je me sers donc de mon premier article pour m’excuser auprès de tous ceux que j’ai jugés. Je me rends compte aujourd’hui que j’ai beaucoup plus besoin d’eux qu’eux ont besoin de moi…

Parce que j’ai beau écrire les plus belles pensées positives du monde ou la meilleure recette de châteaubriand au vin rouge qui soit, si personne ne les partage, elles ne sont que des mots perdus dans l’océan de l’Internet.

Alors au lieu de croire que les médias sociaux sont inutiles et qu’ils ne devraient pas exister, il m’a été beaucoup plus profitable de conscientiser que cette perception absurde ne faisait que camoufler ma peur que personne ne veule partager mes textes.

Finalement avec du recul, je m’aperçois que je ne suis qu’un gars qui adore écrire et qui s’en sert pour faire connaitre tout ce qu’il a appris, classé et mis en pratique sur les comportements humains à l’intention de tout ceux qui désirent se dépasser, mais qui se rend également compte qu’il n’y arriveras jamais sans toi, qui es en train de lire ces lignes.

Alors après avoir conscientisé ma peur que personne ne veule lire les textes de mon blogue ainsi que ma peur que personne ne veule les partager sur les réseaux sociaux, je suis prêt à commencer cette aventure et à te faire connaitre ce qui mijote dans ma tête depuis tant d’années, en espérant trouver les bons mots pour arriver à bien livrer mon message d’espoir et de compréhension.


Si jamais tu veux en apprendre beaucoup plus sur les comportements humains, tu peux acheter notre livre Je suis personne mais je veux être quelqu'un qui est autant inspirant qu'éducatif!



Alors à bientôt pour prendre l’habitude de te comprendre davantage!

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