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Je pense trop, je serais mieux de réfléchir!

L’impact réel de notre réflexion dans l’atteinte de notre bonheur réel.

Je ne sais pas si tu as déjà entendu l’expression «À force de trop penser, tu vas devenir pensu…»? Même si c’est une phrase que j’ai entendu à maintes reprises, lorsque je l’ai googlé, je n’ai eu aucun résultat. Ce qui est particulier, c’est que je trouve que c’est un peu la même chose avec la réflexion. Tout le monde croit qu’ils réfléchissent, jusqu’au jour où ils se rencontrent qu’il pensent trop et c’est pourquoi ils n’ont pas les résultats qu’ils veulent dans leur vie!

Alors lorsque j’ai eu l’idée de faire un programme sur la réflexion et qu’ensuite j’en ai fait un sujet dans mon blogue, j’anticipais que ce ne serait pas un sujet très populaire, car qui est intéressé à lire un article ou à suivre un cours sur comment réfléchir lorsqu’ils sont assurés qu’ils réfléchissent déjà?

Mais quelqu’un devait tout de même en parler et si j’ai tenu à le faire, c’est parce que toutes ces personnes qui croient qu’elles réfléchissent déjà sans vraiment le faire, je les comprends. Pourquoi? Parce que je n’ai pas appris à réfléchir avant l’âge de 30 ans!

Je peux te dire que c’est long 30 ans sans réfléchir. Ça m’a laissé amplement le temps de me mettre ben comme faut dans la marde, tout en me faisant croire que c’était la faute des autres si ça puait autant…

En réalité, mon manque de réflexion a eu comme conséquence principale que je faisais et je disais à peu près tout ce qui me passait par la tête sans jamais me demander «Ça tu de l’allure qu’est-ce que je veux faire ou ça tu de l’allure qu’est-ce que je veux dire?». Jamais.

Je le faisais et je le disais sans aucun filtre et d’après la réaction des gens autour de moi, je réalisais que qu’est-ce je venais de faire ou de dire n’avait aucun sens…

Par exemple, quand j’étais jeune, mon père avait un mois de vacances par année et étant donné que nous demeurions loin de toute notre parenté, nous passions tout le mois à aller les visiter.

Donc comment ça se passait, c’était que le premier jour de nos vacances, ma mère prenait le téléphone et appelait toute notre parenté pour remplir l’agenda du mois. Et ça n’en faisait du monde à appeler; mon père était 5 enfants dans sa famille et ma mère était 15…

Donc là, après un avant-midi complet au téléphone, notre emploi du temps finissait par ressembler à : souper chez mon oncle Léon le 2, mariage de René le 3, diner chez ma tante Marie le 4 et on continuait allègrement avec souper chez mon oncle Ephrem le 5, diner chez ma grand-mère le 6, etc. pendant tout le mois.

Écoute, une année (je devais avoir 12 ou 13 ans), nous sommes allés chez ma cousine Julie qui avait uniquement des enfants entre 2 et 6 ans. Je me sentais vraiment mal à l’intérieur, pas parce que j’étais malade ou que j’avais une indigestion, mais parce que j’aurais préféré aller dans un centre d’achat ou dans un parc aquatique où il y aurait eu des enfants de mon âge et où j’aurais pu me divertir, ce que je ne pouvais pas faire.

Mais étant donné que je ne réfléchissais pas, je ne m’arrêtais jamais sur comment je me sentais à l’intérieur, ce qui fait que je finissais toujours par faire sentir les autres aussi mal que je me sentais à l’intérieur.

À ce moment-là, tout le monde parlait dans le salon et les enfants ont décidés de sortir dehors pour aller jouer. J’étais à l’âge où j’étais trop jeune pour être avec les adultes mais trop vieux pour être avec des enfants, mais j’ai tout de même décidé de sortir. Sauf qu’une fois rendue dehors, j’ai eu l’idée de faire une blague à tous les adultes qui étaient demeurés dans la maison.

Donc là, je suis arrivé en courant par la porte de côté un peu essoufflé et j’ai dit «Julie, Julie, ton gars vient de tomber dans le ravin en arrière de la maison pis il est plein de sang…». Évidemment, Julie s’est précipitée dehors en panique pendant que moi j’ai été m’assoir dans le salon, fier de mon coup.

C’est uniquement lorsque Julie est revenue avec son garçon dans ses bras, qui n’avait absolument rien, et qu’elle n’arrivait pas à arrêter de pleurer que je me suis rendu compte que ma blague n’était pas drôle, parce que tout le monde me regardait avec un air dégouté…

J’y pense encore aujourd’hui et je me demande comment est-ce que je pouvais être assez imbécile pour de un, faire des blagues comme ça. De deux, penser que c’était une blague. Et de trois, jamais me rendre compte que ça blessait les personnes que j’aimais? C’était pathétique.

Avec le temps, c’est sûr que j’ai fini par me pardonner toutes les provocations que j’ai faites à mes proches, mais as-tu pensé qu’est-ce que ça fait de vivre 24 heures sur 24 avec un cerveau qui te fait faire n’importe quoi comme ça et que tu trouves ça correct?

J'avais un véritable don pour me créer du malheur. Sauf que le problème avec le malheur, c’est que l’on apprend facilement à vivre avec et à s’en contenter.


Je pense que ça vaut la peine que je le répète: le problème avec le malheur, c’est que l’on apprend facilement à vivre avec et à s’en contenter.

C’est pour ça que je comprends toutes les personnes qui croient qu’ils réfléchissent déjà, parce que dans la vie, tu crois ce que tu veux bien croire. Mais il faut que je t’avoue un petit secret. En général, lorsque quelqu’un croit qu’il réfléchit, en pratique, c’est souvent parce que:

- soit qu’il manigance

- soit qu’il limite les dégâts

- ou soit qu’il contrôle les autres

et que dans un certain sens, ces trois manières-là d’agir ressemble beaucoup à de la réflexion, mais c’est loin d’en être parce que c’est là que nous avons tendance à trop penser!

La réflexion permet de simplifier les choses et d’être positif. Au contraire, manigancer, limiter les dégâts et contrôler les autres demande de prendre la vie des autres en main et ça, ça prend beaucoup de notre temps et ça devient rapidement un énorme casse-tête mental, qui va nous obliger à trop penser.

Peut-être qu’à court terme, trop penser va te permettre d’avoir de bons résultats, mais à long terme, c’est loin d’être une bonne solution parce que ta vie va rester compliquée et elle dépendra toujours de ce que les autres vont faire ou dire, ce qui devient vraiment lourd à la longue, crois-moi!

Alors tout ce temps où tu es occupé à trop penser, tu ne l’as plus pour toi, ce qui t’empêche d’investir en toi et d’être vraiment toi-même. Il est donc impossible de réfléchir lorsque tu n’es pas toi-même. Parce que comment tu peux faire pour réfléchir si tu ignores qui tu es vraiment à l’intérieur de toi?

Ce qui est triste, c’est que ça te laisse avec un autre problème: comment est-ce que tu fais pour savoir quand est-ce que tu n’es pas toi-même? Je sais que si tu as le gout de manger des chips au vinaigre avec de la crème glacée aux pistaches ou des tomates avec de la crème fouettée, c’est qu’il y a des grosses chances pour que tu sois enceinte! Mais comment tu peux faire pour savoir quand tu n’es pas toi-même? Tu ne manges plus de pistaches ou tu te fais des shakes aux tomates?

La plus belle preuve que tu n’es pas toi-même, c’est lorsque tu es malheureux.

Parce que si tu es toi-même et que tu fais ce que tu aimes dans la vie, on s’entend-tu que tu vas rayonner de bonheur. Donc quand tu es malheureux, c’est un indice qui prouve que tu ne réfléchis peut-être pas autant que tu le penses…

Maintenant, tu sais comment je me suis senti à l’âge de 30 ans quand j’ai appris que je ne réfléchissais pas. Parce qu’à ce moment-là, il était facile pour moi de me mentir et de me faire croire que je réfléchissais, mais c’était beaucoup plus dur de me faire croire que j’étais heureux… Et c’est uniquement lorsque j’ai conscientisé tout le malheur que je vivais que j’ai réalisé à quel point j’étais négatif.

Parce que j’imagine que ce ne sera pas une grande surprise pour toi si je te confie que si nous n’obtenons pas tout ce que nous voulons dans la vie, il n’y a pas 25 raisons, c’est parce que nous sommes négatifs. Mais ce qui est moins évident à savoir, c’est pourquoi on devient négatif.

Il y a une chose qui est sûre, c’est que la réflexion nous permet d’être positif. Pourquoi? Parce qu’on prend du recul, on fait des liens avec les évènements que l’on vit, on pèse le pour et le contre, on prend le temps d’analyser les indices de la vie et on s’assure que nos décisions vont nous permettre d’atteindre nos buts sans nuire à personne.

Donc si du côté positif, nous avons la réflexion, qu’est-ce que nous pouvons bien avoir du côté négatif? Ce sont nos réflexes. Réflexion, réflexes.

En fait, notre réflexion et nos réflexes sont les deux parties de nous qui se battent constamment dans notre tête pour savoir lequel va gagner.

Mais qu’est-ce que j’entends par tes réflexes. Je vais te donner des exemples. Tu es dans un cours et tu veux poser une question au professeur, mais vu qu’il n’y a personne d’autre qui pose des questions, tu vas préférer faire silence parce que tu as trop peur de faire rire de toi si ta question est niaiseuse. C’est un réflexe.

Il y a une super belle fille à qui ça fait longtemps que tu veux parler qui attend toute seule pour prendre l’autobus. Tout ce que tu as à faire, c’est d’aller lui dire salut, mais au lieu de te dépêcher à le faire, tu tournes le coin de rue parce que tu as trop peur de te faire rejeter si tu vas lui parler. C’est un autre réflexe.

Tu as une journée de congé et tu reçois un appel de ton frère qui te dit qu’il a besoin d’aide. Tu n’as aucune envie d’y aller mais tu y vas quand même. Sauf que quand tu commences à l’aider, il reçoit un appel et il te dit qu’il faut qu’il parte. Mais toi, au lieu de retourner chez toi pour profiter de ta journée de congé, tu te tapes tout le travail juste parce que tu as peur qu’il te dise que tu n’en fais pas assez. Ça aussi c’est un réflexe.

En fait, même si on essaie de se le cacher, ce sont nos réflexes qui nous empêchent de savoir ce qu’on veut dans la vie, ce sont nos réflexes qui nous font abandonner nos projets, ce sont nos réflexes qui font qu’on s’engueule avec notre blonde ou avec notre chum pour une niaiserie et ce sont nos réflexes qui nous attirent tous nos problèmes monétaires.

Mais même s’il est tout à fait compréhensible que nos réflexes nous nuisent au plus haut point, ce qui est totalement incompréhensible par contre, c’est que même si notre réflexion nous apporte la compréhension, le bien-être, la paix et la facilité dans la vie et que nos réflexes nous apportent les guerres, la violence, les dépressions et les peurs, ce sont quand même nos réflexes qui gagnent la majorité du temps. Comment est-ce possible?

Un jour, un collectionneur déambulait dans un magasin d’antiquités en regardant les vieux objets qui s’y trouvaient. Comme d’habitude, il ne trouvait pas grand-chose, mais ce jour-là, il a aperçu un petit coffre à bijoux qui datait du dix-huitième siècle et qui avait appartenu à une célèbre duchesse. Mais au moment où il allait le prendre, un autre homme est arrivé et l’a pris à sa place.

Le collectionneur, un peu sous le choc d’avoir été pris de vitesse, suivi l’homme jusqu’à la caisse et offrit cinq fois plus d’argent au caissier s’il lui vendait. Le caissier, bien qu’il fut tenté d’accepter l’offre du collectionneur, dû refuser en lui disant simplement «Premier arrivé, premier servi».

Nos réflexes, même s’ils ne nous apportent que des problèmes, ont un seul avantage sur notre réflexion, mais c’est l’avantage le plus important: ils arrivent en premier.

Donc pour parvenir à réfléchir, il faut d’abord reconnaitre nos réflexes qui arrivent aussitôt que nous vivons une situation désagréable, puis il faut faire l’effort de les combattre, ce qui nous ouvre la porte à faire autre chose de plus réfléchi. Nous pouvons donc voir la suite des actions que nous devons faire pour passer de nos réflexes à notre réflexion de la manière suivante:

Nos réflexes arrivent en premier

Nous sommes négatif

Nous reconnaissons nos réflexes

Nous réfléchissons

Nous devenons positif

Nous obtenons ce que nous voulons et la vie est belle!

Alors voilà. Tu sais maintenant ce qui fait que tu penses trop, pourquoi tu laisses gagner tes réflexes quand tu es malheureux et comment tu peux faire pour réfléchir. Le meilleur est donc à venir et c’est ce que nous te souhaitons.

Si tu as aimé notre manière de voir les choses à Lucie et à moi, tu peux en savoir beaucoup plus en achetant notre livre Je suis personne mais je veux être quelqu'un.

Notre mission est d’amener la compréhension au plus grand nombre de personnes possibles pour leur permettre de construire leur vie rêvée en toute tranquillité d’esprit, par la compréhension de leurs comportements et la découverte de leur véritable manière de penser.

Alors si jamais tu désires nous encourager et participer à communiquer ce que tu viens d’apprendre, tu peux le partager sur les réseaux sociaux. Il va sans dire que nous apprécions énormément ton support.

À bientôt pour prendre l’habitude de te comprendre davantage!

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Laval, QC, Canada

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