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La meilleure stratégie anti stress : comprendre le stress!

Comment gérer son stress et calmer ses angoisses.

Un jour, la mère d’Alfred entra dans sa chambre pour lui apporter son linge propre qu’elle venait de finir de plier. À peine eut-elle déposé son panier sur le lit encore défait, elle remarqua que son fils était des plus stressé. Il était devant son moniteur, piochant fébrilement sur les touches de son clavier, pour ensuite se lever et jouer avec les fils qui pendaient derrière son bureau en s’arrachant quasiment les cheveux sur la tête.

Sa mère s’approcha et lui demanda qu’est-ce qui pouvait bien le mettre dans un tel état. Alfred répondit:

«Mon ordinateur ne trouve pas l’imprimante et j’ai un travail à remettre ce matin...»

Sa mère fit une moue, jeta un rapide coup d’œil autour d’elle et répliqua:

«Ça ne m’étonne pas. As-tu vu l’état de ta chambre…»

Il y a énormément de sites Internet qui parlent du stress et qui partagent leurs méthodes préférées pour le combattre. Ces sites ne manquent pas de ressources: méditer, faire de l’exercice, allumer une chandelle et même mâcher de la gomme, bien qu’ils ne spécifient pas quelle marque utilisée…

Je ne suis pas un grand partisan de ces solutions. En effet, si je dois rendre un travail dans une dizaine de minutes et que mon imprimante n’imprime rien, commencer à méditer ne fera qu’empirer les choses. Je ne crois pas non plus que faire 50 redressements assis ou d’allumer une chandelle parfumée ne produise un meilleur résultat...

Alors au lieu de vouloir combattre notre stress en faisant autre chose que de nous concentrer sur le problème que nous n’arrivons pas à résoudre, je me suis dit qu’il serait peut-être plus avantageux de comprendre ce qui se passe lorsque nous sommes stressés, ce qui nous permettra d’entrevoir des solutions plus efficaces et de diminuer nos angoisses par la même occasion.

Je ne sais pas si tu as déjà vu sur Internet ou ailleurs des machines qui font des tests de stress sur des matériaux de construction, comme sur des barres de métal par exemple? Ces machines induisent une certaine torsion aux barres de métal pour tenter de les casser et pouvoir déterminer avec précision quelle est leur résistance.

Ces tests-là sont vraiment importants dans le domaine de la construction parce qu’ils vont déterminer quelles barres de métal doivent être utilisées pour construire un pont par exemple, pour être sûr que le pont va pouvoir résister aux vents qui le frappent à longueur de journée.

Si les barres de métal qui sont utilisées pour construire un pont n’ont pas une assez forte résistance au stress, le pont risque de s’écrouler quand la force des vents qui le percutent va commencer à le faire osciller, tranquillement au début, puis de plus en plus, jusqu’à ce que l’inévitable arrive et qu’il s’écroule.

Donc là, c’est le drame. On dévie la circulation, il y a une recrudescence du trafic et les journalistes prennent des photos. Suite à cela, une foule d’inspecteurs et d’ingénieurs vont être convoqués sur place pour déterminer ce qui s’est passé. Après quelques jours d’enquête, ils vont conclure qu’il y a seulement deux manières d’expliquer pourquoi le pont s’est écroulé.

De un, soit que le pont s’est écroulé à cause de la force des vents ou de deux, soit que le pont s’est écroulé à cause que les barres de métal qui le soutenaient étaient trop faibles pour les conditions de vent. Lequel crois-tu qu’il s’agit?

Effectivement, si le pont s’est écroulé, ce n’était pas à cause du vent, mais bien plus parce que les barres de métal qui ont été choisies pour le construire étaient trop faibles pour les conditions de vent.

Parce que si tu es responsable de construire un pont sur une rivière par exemple, il faut absolument que tu saches la force des vents qu’il y a sur cette rivière, parce que c’est cette force qui va déterminer quelles barres de métal il faut que tu utilises. Si tu ne le fais pas, c’est sûr que c’est toi qui vas être responsable si le pont s’écroule.

Maintenant, est-ce que tu crois qu’il est possible de prendre cette analogie et de l’adapter à la communication humaine? Absolument.

Si nous prenons deux minutes pour analyser ce qui se passe à l’intérieur de nous, nous nous apercevons que notre cœur et notre cerveau sont nos deux organes les plus importants. Notre cœur est responsable de faire circuler le sang qui nous maintient en vie tandis que notre cerveau est responsable de faire circuler les courants électriques qui nous permettent de bouger, de respirer et de manger.

Mais ce n’est pas tout. On s’aperçoit aussi que notre cœur contient tous nos désirs, tous nos besoins et toutes nos aspirations mais qu’il ne peut rien faire tant qu’il ne les a pas communiqué à notre cerveau qui est le seul responsable de leur réalisation. Parce que même si notre cœur est puissant et qu’il nous fournit toute l’énergie dont nous avons besoin pour avancer dans la vie, il est bien caché à l’intérieur de notre poitrine.

Cela signifie qu’il n’a pas accès à nos bras, à nos jambes, à notre bouche et à nos oreilles, au contraire de notre cerveau qui est le maitre incontesté de nos cinq sens et qui décide tout ce que nous faisons et tout ce que nous disons.

Alors même si notre cœur et notre cerveau forment une super équipe car ils ont chacun leur partie de travail à faire pour que nous puissions obtenir tout ce que nous voulons dans la vie, ils sont esclaves de la qualité de la communication qui les unit, comme les ponts sont esclaves de la force des barres de métal qui les constituent.

Alors au lieu de voir qu’il n’y a que du sang et des courants électriques qui relient notre cœur et notre cerveau, nous pouvons facilement imaginer qu’il y a une sorte de pont qui les relie et que la résistance de ce pont détermine notre résistance au stress.

La voilà notre analogie! Alors comme tous les ponts de la planète sont testés à chaque jour par différents niveaux de vents, notre communication entre notre cœur et notre cerveau est testée elle aussi à chaque jour par différents niveaux de stress extérieurs.

Maintenant, qu’est-ce qui se passe lorsque le stress de nos conditions de vie exerce une trop grande pression sur le lien de communication entre notre cœur et notre cerveau? Le lien se brise et c’est là que nous devenons vulnérable à l’angoisse, à la panique, aux dépressions, aux burnouts, aux crises et aux sautes d’humeur.

Mais ce n'est pas tout. En sachant cela, nous pouvons affirmer que les personnes les plus stressées dans le monde sont les personnes dont le cœur et le cerveau communiquent le moins!

Et oui! Les personnes qui sont les plus stressées dans le monde sont les personnes dont le cœur et le cerveau communiquent le moins! Qui aurait cru ça?

Maintenant, pour revenir à notre analogie du pont, qu’est-ce qu’il faut faire pour éviter qu’il ne s’écroule? Il faut renforcir les barres de métal qui le constitue. De la même manière, qu’est-ce qu’il faut faire pour éviter que le lien entre notre cœur et notre cerveau se brise? Il faut renforcir la communication entre les deux et la seule manière d’y parvenir est de comprendre le phénomène du stress qui nous cause tant d’angoisses.

Mais avant de pouvoir renforcir notre lien de communication entre notre cœur et notre cerveau, il faut d’abord conscientiser que notre stress est directement relié à nos comportements. Pas les comportements du voisin, pas les comportements de notre patron, pas même les comportements de nos enfants; nos comportements.

Ça en général, c’est la partie du texte que le monde aime moins lire et aime encore moins conscientiser. Pourquoi? Parce que depuis que nous sommes jeunes, nous avons appris que si nous sommes stressés, si nous sommes malheureux, si nous avons peur ou si avons de la peine, ce n’est pas de notre faute, c’est la faute des autres…

Mais est-ce que c’est vrai? Pour le savoir, je vais te confier quelque chose qui va sûrement t’étonner. Même si parfois, ça ferait davantage notre affaire de nous faire croire que ce sont les autres qui sont responsables de notre stress, c’est un million de fois mieux que ce soit nous qui soyons responsables de notre stress. Pourquoi? Parce que nous n’avons pas de pouvoir sur les comportements des autres.

Je m’explique. Même si ça fait 25 fois que tu dis à ton conjoint de manger la bouche fermée à la table, même si ça fait 12 fois que t’avertis ton voisin d’arrêter de mettre sa musique trop forte le samedi soir ou même si les 7 nains décident de laisser Blanche-Neige dans la forêt enchantée parce qu’ils ont trop peur de la méchante sorcière, tu ne peux pas les prendre, les tourner de bord, ouvrir un panneau dans leur dos et les reprogrammer pour qu’ils fassent ce que tu veux.

En revanche, toi tu as du pouvoir sur tes comportements. Toi tu peux te reprogrammer n’importe quand pour agir mieux ou pour agir pire. N’importe quand, tu peux arrêter de manger la bouche ouverte à la table, n’importe quand tu peux arrêter de faire jouer ta musique trop forte le samedi soir et n’importe quand tu peux ramener Blanche-Neige chez vous pour qu’elle te montre à danser et à coudre avec les petits oiseaux (si Blanche-Neige existait évidemment). C’est pour cela que notre stress est directement relié à nos comportements.

Mais là parfois, dans le feu de l’action, quand le monde n’ont pas eu le temps de bien assimiler les implications constructives d’être responsable de notre stress, il y a des sceptiques qui demandent:

«Mais là Faustin, t’es-tu vraiment sûr que c’est vraiment comme ça que ça marche? Y’aurait pas à quelque part où se serait les autres qui nous stresserait? Tu peux pas nous trouver une couple de places par hasard...»

Dans ce temps-là, je reviens avec l’analogie du pont et je leur demande:

«Est-ce que les ingénieurs qui construisent les ponts ont du pouvoir sur la force des vents?»

Et bien non. Les ingénieurs n’ont aucun pouvoir sur la force des vents. Mais sur quoi les ingénieurs ont-ils du pouvoir sinon? Sur le choix des barres de métal qu’ils vont utiliser, en espérant que ces barres de métal vont être assez fortes pour résister à la force des vents.

C’est exactement la même chose avec les comportements humains. Nous n’avons pas de pouvoir sur les comportements des autres, comme les ingénieurs n’ont pas de pouvoir sur la force des vents, mais nous avons du pouvoir sur le choix de nos réactions face aux comportements des autres, en espérant que nos réactions ne viendront pas briser notre lien entre notre cœur et notre cerveau.

Par exemple, disons qu’une tornade arrive en ville. C’est la panique, les sirènes sonnent, le monde coure partout et les dentiers revolent dans les vitres. À ton avis, est-ce que c’est la tornade qui nous stresse ou est-ce que ce sont les dommages que la tornade peut faire qui nous stresse?

Effectivement, c’est les dommages que la tornade risque de causer qui vont nous stresser, parce que tant que tu ne sauras pas quels dommages la tornade peut faire à ta maison ou à ta voiture, tu vas être stressé.

Donc de la même manière, tant que tu ne sauras pas quelles réactions tu vas avoir face aux comportements des autres, il y a de grosses chances pour que tu sois stressé, parce que tu ne sais pas encore quels dommages tes gestes et tes paroles peuvent causer.

Donc ça, ça signifie que quand tu es stressé, c’est que tu ne sais pas comment tu vas réagir dans une situation donnée et que tu crains que tes réactions te nuisent!

Si nous reprenons l’exemple d’Alfred et de sa mère au tout début de l’article, Alfred est stressé parce qu’il ne sait pas comment il va réagir face à son problème d’imprimante. Est-ce qu’il va prendre son ordinateur et qu’il va le garocher au bout de ses bras ou est-ce qu’il va arriver à déterminer ce qui bloque la connexion avec son imprimante? Tant qu’il ne le saura pas, il va être stressé.

Mais pour être encore plus clair, si Alfred est stressé, c’est qu’il ne croit pas avoir les habiletés informatiques nécessaires pour déboguer le problème avec son imprimante pour pouvoir remettre son travail à temps, parce qu’il ne s’est pas du tout aidé en attendant à la dernière minute.

Alors on voit finalement que notre stress est véritablement relié à nos comportements, ou plutôt à notre appréhension de ne pas posséder les habiletés nécessaires pour faire ce que nous avons à faire à temps!

Mais même si je sais maintenant ce qui se passe à l’intérieur de moi pour que je sois stressé, c’est plus fort que moi, à chaque fois que je dis que ce n’est pas les comportements des autres qui nous stresse, j’entends toujours ma mère me dire:

«Quoi? T’es-tu en train de me dire que quand tu sautais partout, que quand tu prenais ton frère pour un sac de boxe ou que tu pensais que ton nez c’était comme un coffre à jouets, c’était pas toi qui me stressais?»

À toutes les fois, je suis fier de lui répondre:

«Ben non m’man», parce que quand tes enfants ont des comportements désagréables, ils agissent un peu comme des tornades qui viennent tester si ton pont entre ton cœur et ton cerveau est solide. That’s it.

En aucun temps, ce sont tes enfants qui te stressent, parce que c’est toi qui choisis tes réactions face à leurs comportements désagréables. Pas eux autres.

Mais à la décharge des parents, je me dois de rajouter que ce principe est quand même bon dans les deux sens et qu’il faut que l’enfant sache également pourquoi il ressent soudainement le besoin de faire la tornade ce matin-là...

On voit qu’au final, il est pleinement possible d’éviter d’être stressé en prenant un minimum de recul sur ce que nous avons à faire et en nous posant la question «Est-ce que je possède, oui ou non, les habiletés et le temps nécessaires pour accomplir les tâches requises?»

Le bénéfice immédiat de cette question est qu’en y répondant, ton cerveau n’aura pas le choix d’agir autrement que d’être stressé. Parce que si tu reconnais objectivement que tu as les habiletés et le temps nécessaires pour faire un travail donné, ton cerveau sera libéré de la pression inutile qu’il se mettait et pourra répondre à la demande en toute tranquillité d’esprit.

Si par contre notre cerveau se rend objectivement compte que la charge de travail est trop élevée pour le temps requis, il n’aura qu’à faire repousser l’échéance ou demander de l’aide pour répondre adéquatement à la demande sans les effets dévastateurs du stress.

Parce que nous sommes loin de nous rendre service lorsque nous sommes stressé et que nous ne le conscientisons pas. Mais ce n’est pas plus avantageux d’être trop confiant et de prendre pour acquis, parce qu’à ce moment-là, nous risquons de nous laisser aller à la procrastination et à la paresse, tout en dilapidant l’énergie qu’il nous faut pour réussir.

Pour conserver l’énergie dont nous avons besoin pour réussir, mais sans subir la pression inutile du stress, il faut le transformer en nervosité.

La nervosité est notre carburant pour nous assurer de donner notre maximum. Il est le côté positif du stress. Lorsque nous sommes nerveux, cela nous indique que ce nous voulons nous tient à cœur et nous assurera de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour l’obtenir.

Par exemple, disons que tu es à la recherche d’un emploi et que tu as réussi à décrocher une entrevue pour un poste qui te plait beaucoup.

De un, si tu es stressé à la pensée de passer l’entrevue, c’est que tu crois que tu ne possèdes pas les habiletés nécessaires pour obtenir l’emploi. Tu investiras tes énergies et tes efforts aux mauvais endroits et tu verras chaque obstacle comme une montagne infranchissable. Tu seras davantage concentré sur ce qui peut te nuire que d’être focalisé sur ce que tu as à faire pour obtenir l’emploi.

De deux, si tu es trop confiant d’obtenir le poste, tu risques de ne pas démontrer l’intérêt et l’énergie communicative nécessaires pour concrétiser son obtention. Tu prendras cet emploi pour acquis, ce qui te nuiras à convenablement te préparer pour l’entrevue et t’empêcheras de convaincre l’employeur que le poste te tient à cœur.

Et de trois, si tu es nerveux à l’approche de l’entrevue, c’est la preuve que cet emploi te tiens à cœur. Tu seras sur le qui-vive pour t’assurer de tout faire pour mettre toutes les chances de ton côté. Tu ne laisseras rien au hasard et tu te prépareras pour faire une excellente impression. Tu sais que tu possèdes les habiletés nécessaires pour obtenir le poste mais tu ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tuée.

Alors voilà. Tu sais maintenant à quoi est dû ton stress, tu sais qu’il repose entièrement sur tes comportements et tu sais ce que tu as à faire pour le transformer en nervosité. Le meilleur est donc à venir et c’est ce que nous te souhaitons.

Si tu as aimé notre manière de voir les choses à Lucie et à moi, tu peux en apprendre beaucoup plus sur les comportements humains en achetant notre livre Je suis personne mais je veux être quelqu'un qui est autant inspirant qu'éducatif!



Notre mission est d’amener la compréhension au plus grand nombre de personnes possibles pour leur permettre de construire leur vie rêvée en toute tranquillité d’esprit, par la compréhension de leurs comportements et la découverte de leur véritable manière de penser.

Alors si jamais tu désires nous encourager et participer à communiquer ce que tu viens d’apprendre, tu peux le partager sur les réseaux sociaux. Il va sans dire que nous apprécions énormément ton support.

À bientôt pour prendre l’habitude de te comprendre davantage!

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